L’innovation numérique et l’Europe dans tout ça ? – #CrèvelaBulle émission 2

#CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! Aujourd’hui CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! est à Eindhoven Eindhoven en Hollande, la ville de Philips Et non, je ne suis pas avec les extra-terrestres, ni sur Mars Bien que derrière moi se trouve l’Evoluon Center Ce n’est pas une soucoupe volante Nous n’allons pas chercher des extra-terrestres Aujourd’hui nous allons chercher, où se retrouvent 300 décideurs du monde entier dans le Global Forum Shaping the Future 2016 à Eindhoven Allons à la recherche de ces extra-terrestres #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! L’Europe quelque part c’est une histoire d’amour Voilà! Après tout elle a été enlevée par Zeus un jour, je ne sais plus quand, mais il y a très, très longtemps Elle a été emmenée en Crète Mais en fait elle venait de la Phénicie C’est-à-dire, en fait du Liban Donc c’est une histoire d’amour qui dépasse les frontières que nous connaissons de notre Europe aujourd’hui, qui vont un peu plus loin et qui sont quelque part un message de paix et d’amour Alors, pour cette Europe-là, pour cette idée, pour cette vision de l’Europe, j’aime venir au Forum parce que c’est un petit peu la population qui l’embrasse, qui la tire, et tous les gens qui sont ici, je crois, aspirent comme moi à la même envie de contribuer, pour ceux qui sont de l’Europe, à l’Europe tel que nous la voulons, c’est-à-dire, ouverte, très très généreuse et innovante mais aussi avec un message de paix et de coopération avec tous les autres pays du monde Voilà! Donc pour toutes ces raisons-là je suis ici et je m’y sens bien Les projets Européen, ce sont des projets qui sont constitués de plusieurs membres situés dans différents pays de l’Union Européenne Donc ça me permet de rencontrer de partenaires situés en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Slovaquie, et même de travailler sur la coopération de l’Union Européenne avec d’autres pays Moi, je travaille sur le basin Euro-méditerranéen Donc rencontrer tous ces partenaires Mais aussi créer un échange d’information, de complémentarité entre la recherche dans les différents pays Européens mais aussi sur le marché Européen Donc de partager des informations, de construire des projets communs, mais de renforcer les liens, tout simplement, entre les communautés des différents pays en dehors de simples politiques des institutions et de proposer une vision de ce que peut faire l’Union Européenne L’Europe, en particulier dans le domaine des technologies d’information, incontestablement, l’Europe a eu un rôle très important À la fois vers un marché unifié qui reste encore en partie, je dirais, à perfectionner mais aussi en créant des habitudes de coopération en matière de recherche Et ça je crois que c’est un acquis Pour ne pas mentionner quelque chose qui nous parait tout naturelle maintenant c’est la limitation des frais d’itinérance quand on passe une frontière Européenne D’autant plus qu’on passe des frontières sans se rendre vraiment compte Aujourd’hui c’est vraiment des problématiques très complexes qui nous sont soumises parce que les grands groups comme Airbus, par exemple, mais comme Thalys, comme d’autres groups, à voir même des collectivités publiques se posent des questions globales, qui mettent en jeux des législations très différentes et surtout des cultures juridiques

très différentes Je prendrai pour exemple le cas de l’Union Européenne qui a vu l’année dernière un citoyen, qui s’appelle Schrems, déposer un recours contre l’utilisation de ses données par Facebook et on a vu que la Cour de Justice de l’Union Européenne a répondu favorablement à sa demande et qu’aujourd’hui l’Europe demande qu’il soit effectif, qu’il y ait une efficacité du contrôle sur les technologies qui nous protègent ou semblent ne pas du tout nous protéger Au niveau Américain un des points qui gênent énormément les entreprises c’est le Marché Unique Il y a des choses d’ailleurs qui gênent les US D’un coté nos PMEs Il faut le dire, il faut reconnaitre que les PMEs c’est le tissu économique le plus important dans la plupart des pays Européens Les PMEs, à part certains pays, n’ont pas encore su s’ouvrir sur le marché Européen Je crois que ce matin on a eu une intervention d’Irlande Où ce monsieur disait qu’ils avaient mis tout en place pour pouvoir poussez leur PMEs à s’ouvrir et ce qui a augmenté les ventes de toutes ces PMEs Mais ça malheureusement, il faudrait arriver à le faire dans tous les pays d’Europe ça permettait peu à peu à ce que les Petites et Moyennes Entreprises deviennent réellement Européennes Parce qu’aujourd’hui une petite entreprise reste française ou reste allemande, ou reste dans le pays où elle est …. Mais ne le sont pas, à part quelques exemples on a des exemples d’entreprises en France et en Allemagne ou autre qui sont arrivé quand même à traverser les frontières Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde Actuellement je travaille sur un projet qui réuni 24 pays de l’Union Européenne et du bassin Euro-méditerranéen dont le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, Israël, la Turquie, et puis l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne, pour monter un réseau d’experts sous forme de Think Thank pour analyser et résoudre les barrières à la recherche et à la coopération sur les sujets d’eau, énergie et agriculture Que notre rôle ça va être de faire dialoguer ces experts, qui ne vivent pas dans le même pays, à travers une plateforme adaptée à leurs échanges De faire en sorte qu’ils puissent se réunir régulièrement, par Skype ou par tous les utiles numériques qui sont à disposition aujourd’hui, pour pouvoir produire des recommandations, les faire remonter aux décideurs, soit les Ministères des différents Pays Membres ou directement a la Commission Européenne pour qu’ils soient prises en suite des décisions qui sont issues des recommandations d’acteurs de terrain, c’est-à-dire, ceux qui vivent au quotidien ces barrières, ces difficultés à faire de la recherche ensemble à cause des visas, de la Propriété Intellectuelle, des enjeux très techniques, très spécifiques qui faut faire remonter à haut niveau pour créer des reformes L’Europe je pense d’abord: 1) au niveau de la dérèglementation, c’est ce que je prévoyais parce que j’avais écrit un bouquin là-dessus C’est-à-dire, que les américains ont, soit disant, déréglementé Ils se retrouvent maintenant avec trois majors qui se partagent le pays Et nous en Europe, on a 128 opérateurs télécoms Donc on n’est pas dans la même cours Et quand ils nous demandent de faire… au niveau des prix ça n’a rien à avoir On arrive à des packages à 4,00 euro, à 3,00 euro, à 2,50 euro, alors qu’aux États-Unis c’est beaucoup, beaucoup plus cher Donc il y a l’accès à beaucoup plus de gens en réalité, à tous les outils de digitalisation Et l’Europe est extrêmement créative Le problème de l’Europe, c’est de soulever des capitaux, comme toujours Mais l’Europe a crée beaucoup de choses et surtout, est partie du niveau local beaucoup, avec les villes, les régions, etc Et on développé énormément de choses des benchmarkings Et il faut dire que les projets communautaires Européens ont beaucoup aidé à faire des benchmarkings, à aider une ville par rapport à une autre, etc Donc il y a quand même pas mal de choses qui sont faites À mon avis, on est très en avance du point de vue de plein de choses, du point de vue

de la digitalisation notamment, au niveau des applications villes, des applications régions, etc Mais évidement les startups ont du mal a trouver de l’argent parce qu’il n’y a pas le système américain et beaucoup partent aux États-Unis malheureusement Certaines reviennent Mais ce n’est pas la même façon de faire Donc à la fois on est très créatif mais à la fois on n’a pas forcement les moyens de cette créativité L’Europe en 2020 connectée ? Ça voudra dire que tout le monde a accès au haut débit, tout le monde a un smartphone et un abonnement 4G illimité et peut télécharger n’importe quelle application et ça fonctionnera bien dessus Accès aussi à la connaissance Savoir se servir des ces outils Et puis peut-être aussi bientôt une démocratisation de l’open source et du code Mais ça je pense que ça attendra plus longtemps que 2020 #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! Tout ce qu’on peut dire c’est que si on ne l’avait pas ça serait pire Parce qu’avec le digital les migrants se connectent à leurs familles, parce qu’avec le digital les femmes ont accès à de l’information de santé pendant leur grossesse, par exemple Nous avons développé une application mobile pour cela en Anglais, et bientôt en Français et en Espagnol, pour que les femmes enceintes, elles aient l’information pendant leurs grossesses Donc le digital a un impacte sur les comptes bancaires, sur le commerce, sur l’agriculture Nous, notre domaine, mon domaine, c’est plutôt celui de la télémédecine et de la santé à distance Et clairement, sans le digital cela n’existerait pas Les Villes Intelligentes, les Smart Cities ? C’est un peu un mot-valise C’est quelque chose qui est dans l’air du temps Alors tout le monde se réfère à ceci parce que c’est moderne, parce que ça permet de montrer qu’on est dynamique et qu’on va de l’avant En réalité, de quoi s’agit-il ? D’une transformation à la fois très profonde et en partie invisible L’idée serait que chaque acteur de la ville dispose au moment où il en a besoin de l’information pertinente Alors ça parait très loin comme ça Mais que ce soit en matière de transport, pensez au trafic, que ce soit en matière d’énergie, pensez aux économies d’énergie, que ce soit dans tous ces domaines là, la ville intelligente est le lieu dans laquelle actuellement nos sociétés se transforment Communautés digitales, on appelle ça « Digital Communities », c’est-a-dire jusqu’où on va avec le digital et où est-ce que le digital peut faire un impact sur la vie quotidienne dans les communautés De notre côté nous nous intéressons un peu plus particulièrement aux communautés des femmes vivant dans des zones rurales, mais aussi à des migrantes, à des refugiées, donc les femmes qui sont dans des situations plutôt précaires La « Smart City », la Ville Intelligente, les réseaux électriques intelligents d’énergie, la mobilité, et beaucoup aussi le sujet des données, puisque moi-même je suis également impliqué dans le lancement d’une nouvelle société sur le traitement des données Et l’intelligence c’est autour de quatre thématiques principales : c’est la mobilité, c’est les réseaux électriques intelligents, c’est les services numériques dans la ville et c’est l’innovation, l’open innovation dans les villes Donc on peut prendre la ville intelligente par l’un ou l’autre des ces thèmes Ça va dépendre finalement un petit peu des priorités que se donne la ville Encore une fois au delà de ça il y a le sujet pour nous des données Donc du prix du Big Data notamment qui est un sujet absolument stratégique « Smart Cities » ? C’est une bonne question Ça englobe pratiquement tout ce qui peut apporter aux citoyens, aux utilisateurs, aux consommateurs, au bien être des citoyens, à la participation des citoyens, une valeur ajoutée Donc il s’agit de pouvoir offrir des services aussi bien du côté de l’énergie de façon intelligente, dans les transports publics, et … mais aussi comment faire en sorte que la participation des citoyens apporte une valeur ajouté aux politiques de la ville ou, en générale, à résoudre les problèmes de la ville Comment tout ceci fait parti d’un programme stratégique de chaque ville pour changer

la façon dont la ville vraiment est un ensemble où on vit bien et on travaille bien et où l’économie se développe Donc c’est très complexe et au même temps c’est notre future On regarde au niveau international, tout le monde parle d’innovation La plupart des projets de villes intelligentes, quand vous les regardez dans les détails sont, avant tout, des projets où il y a beaucoup d’immobiliers derrière et d’enjeu immobilier Donc évidement la question de l’innovation et du changement de culture en matière d’innovation, de la manière donc les villes interagissent avec l’écosystème des startups est quelque chose d’absolument fondamentale Je ne suis pas sur qu’elles aient faites toutes ces choix-là, mais pour moi, la mise en évidence, en valeur, de cet écosystème dont les villes ne perçoivent pas toujours la richesse en leurs propres territoires est absolument quelque chose de fondamentale et est peut-être le point de départ essentiel Etre leader dans les « Smart Cities », c’est certainement avoir une stratégie complète Donc si je parle de mon pays qui est l’Italie En vérité, moi, je dis que mon pays est l’Europe Mais disons que mon pays est l’Italie Oui… Turin, par exemple, est un très bon exemple Milan aussi En France, Paris, évidement Mais Grand Lyon, et Lyon, en générale Ils ont réalisé des choses très intéressantes En Allemagne, Hambourg, par exemple Berlin elle-même Et puis je peux continuer, Stockholm… En Angleterre, Birmingham, évidement Leeds aussi Et en Irlande, Cork, par exemple, est une petite ville mais très avancé … et Dublin aussi est très connu à ce sujet Donc, je dirais qu’il y a plein d’exemples en Europe et aussi ailleurs D’ailleurs parmi nos membres… nous avons beaucoup de membres en Israël Une des villes plus avancées du monde, c’est Tel Aviv Et Tel Aviv est certainement un exemple Surtout pour la focalisation des citoyens et comment vraiment leurs donner de services qu’ils apprécient et qu’ils utilisent pour toutes les étapes de la vie, y compris, disons, la vie de tous les jours Aller à la plage plutôt qu’aller voir un spectacle, etc Aujourd’hui les solutions qui se profilent pour traiter la mobilité, de ma casquette « Smart City », je vous dirais que c’est promouvoir l’intermodalité Et pour ça il faut faciliter l’intermodalité pour chaque usagé C’est-à-dire que à chaque fois qu’on change de mode de transport en commun, où des offres de transport type auto-partage, on a du mal a avoir l’information, on ne sait par forcement combien de temps … enfin ça mets beaucoup de temps et un perd un peu d’énergie Donc l’idée, ça serait de rendre l’intermodalité de plus en plus transparente Londres par exemple, facilite la mobilité des habitants et des visiteurs extérieurs Puisqu’on peut, aujourd’hui, passer simplement pour valider son ticket On passe simplement ses cartes bleus C’est du « Touch & Go ». Et ça permet de rentrer en bus sans avoir à acheter un ticket à un distributeur S’arrêter Voilà, ça va très vite Il y a toute la mobilité connectée qui va permettre d’avoir en temps réel des informations Peut-être de voir directement en réalité augmentée où est son bus par rapport à soi et combien de temps on va l’attendre Voilà Toutes ces données qui peuvent faciliter en faite la connaissance de l’utilisateur sur l’intermodalité Ça devrait résoudre le problème d’embouteillage, puisqu’on devrait passer de plus en plus aux transports en commun ou en mode doux Il y a toute une partie aussi sur la logistique urbaine où il s’agit de réduire tout le trafic qui est lié aux derniers kilomètres C’est-à-dire, apporter les marchandises jusqu’à votre épicerie de rue Et donc là l’idée c’est de promouvoir le partage Par exemple, il était question peut-être que les Ubers prennent en charge des marchandises sur leurs trajets Aillent livrer les commerces de proximité Mais il y a énormément de solutions, en faite, qui sont en train d’émerger Ça foisonne C’est aussi pour ça qui c’est aussi intéressant Mais il va y avoir des solutions aux embouteillages En tout cas on ne peu pas aller plus loin À Eindhoven, il me paraît par exemple quelque chose dans laquelle la mobilité a fait l’objet de progrès véritablement importants Mais ne confondons pas le fait d’avoir de l’information

Par exemple, le système Waze nous permet de mieux utiliser l’infrastructure existante Mais il ne construit pas de nouvelles routes Donc on n’abordera pas vraiment les problèmes de mobilité tant qu’on n’aura pas accepté aussi des changements de comportement Parce qu’à ville intelligente doit correspondre citoyen intelligent Il y a plusieurs exemples Par exemple, je sais qu’à Barcelone le réseau des transports publics a été complètement redessiné avec l’idée en tête de faire en sorte que pour aller d’un point à l’autre de la ville ne faut jamais plus que deux trajets Un plus un Maximum Barcelone, je disais, est une ville qui certainement a fait beaucoup pour la mobilité, pour redessiner le réseau des transports, de faire en sorte que les citoyens puissent voyager d’un endroit à l’autre de la ville, au maximum, avec un changement de bus ou de métro Issy-les-Moulineaux, en France, a un intéressant plan de développement des transports publics dans ce sens Et Issy, évidement, c’est aussi la ville de Paris Parce que c’est tout à fait intégré dans la ville Quoi que c’est une commune différente Et je crois qu’un des concepts intéressants Et c’est valable dans toute l’Europe C’est que la mobilité, c’est surtout une intégration des villes et de tout ce qui est autour de la ville Donc des villes métropolitaines, en faite Par exemple, Lyon La ville de Lyon a un plan intéressant qui intègre non seulement les transports publics mais aussi les transports privés Pour signaler aux chauffeurs de taxis, plutôt qu’aux citoyens qui vont avec leur voitures, quels peuvent être les problèmes, de jour en jour, de minute en minute Ils ont organisé un beau réseau d’information pour que tout le monde puisse l’utiliser L’ « Internet des Objets », c’est-à-dire, ce monde où les objets qui nous entourent seront quelque part de plus en plus, je le crois, des sortes de sujets avec lesquels il faudra créer un contrat social, un code éthique, pour que nous coexistions dans un sens qui aille dans le progrès humain Voilà Donc pour ce genre de chose c’est la passion que j’ai en ce moment, c’est de contribuer à ce que la technologie et les hommes se comprennent, s’acceptent, et que ces objets, que nous créons, que l’on dit « Smart », qu’ils travaillent dans le sens de notre progrès humain Le sujet qui inquiète les populations européennes sur la protection de la vie privé, la protection de nos données lorsqu’elles vont à l’extérieur de l’Union Européenne Et je suis chargée, à la fois par l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et aussi par Airbus, parmi d’autres partenaires de notre institut, de trouver des solutions qui soient favorable à l’élaboration d’une filière cybersécurité européenne L’« Open Source », c’est la mise à disposition justement des codes, des algorithmes, pour que les communautés d’utilisateurs puissent les utiliser et les enrichir, et développer sur cet algorithme de base et s’enrichir les uns des autres #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! Les femmes dans les technologies ? C’est encore un grand défi partout, en Europe et ailleurs Nous appuyons un projet entre des sages-femmes ici, Néerlandaises, en Europe, qui font des jumelages avec des sages-femmes au Sierra Leone et au Maroc Donc elles travaillent par paire de sages-femmes afin d’échanger leurs expériences, les différentes cultures, les différentes façons d’accueillir une femme enceinte, et pendant sa grossesse, et pendant l’accouchement et la naissance de l’enfant Cette expérience s’est révélée extrêmement positive Les sages-femmes gardent des relations longues sur la durée, depuis plus de 10 ans, et avec elles nous développons une application mobile, qui va être mise à leur disposition, pour apporter à ce jumelage des facilitations de communication Pour l’instant elles communiquent par e-mail, ce n’est pas suffisant Avec une application mobile elles auront ça sur leurs téléphones, et pourront se transmettre en temps réel, les données, les photos, les vidéos, les interviews, les graphiques, tout ce qu’elles contribuent à fabriquer ensemble pour une meilleure compréhension et une amélioration de leur exercice professionnel, que se soit au Pays-Bas, comme au Maroc et au Sierra Leone Très tôt d’intéresser les filles à l’école primaire aux technologies, au codage Tout simplement au codage Dès sept et huit ans le codage informatique peut aussi attirer des petites filles qui

continueront plus tard aussi à coder On voit bien dans le secteur de la santé combien c’est compliqué Moi, je vois bien, beaucoup de sages-femmes, des infirmières, dès que j’arrive et je leur parle du digital, elles me disent : «Non, non, non, non, non!» «Moi j’ai assez à faire dans ma journée.» «C’est pas pour moi.» «Nous on n’est pas compétente.» «On ne sait pas faire.» Mais par contre quand je leur demande : «Qui a un Smartphone et un mobile ?» Elles ont toutes des Smartphones «Qui a un compte Twitter et Facebook ?» Elles ont toutes un compte Twitter et Facebook Aujourd’hui ce n’est pas plus compliqué que ça : «Utilisez le digital pour vos patients.» Nous avons donc une application mobile qui permet, à des infirmières ou des sages-femmes, de communiquer avec leurs patients qui parlent une langue différente Ça s’appelle «UniversalWomen» et «UniversalNurse», ce sont des applications qui permettent de communiquer dans deux langues différentes, et ce avec un vocabulaire scientifique agrée de haute qualité Car c’est la santé du patient qui est en jeu Les pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande, ou comme la Suède, sont bien avancés dans dans ces domaines-là En termes de partage de données de santé, en particulier, de télémédecine Du fait du climat Du fait des distances dans leurs pays, effectivement Mais aussi par une volonté stratégique très importante Il y a, par exemple, en Espagne L’Espagne aussi est très avancée en télémédecine et en Health Medical Records, en Dossiers Electronics des Patients Plusieurs régions d’Espagne, dont l’Andalousie et la Catalogne, sont très avancées dans ces domaines-là Apprendre les uns des autres, et bien ce n’est pas si facile Ce n’est pas si facile Les technologies Les choix technologiques sont différents C’est assez compliqué Les infrastructures sont différentes aussi Donc ça progresse, mais quand même un peu lentement Plutôt lentement On le regrette un peu #CrèvelaBulle, l’Europe c’est de la bombe! Travailler à l’internationale ? C’est d’abord une ouverture, en France on ne fait pas ce que font les Marocains Le projet, par exemple, sur lequel je travaille, c’est la mise en commun d’infrastructures de recherche C’est des infrastructures qui coutent des millions d’euros Et l’objectif aujourd’hui c’est, par exemple, de venir tester dans des conditions extrêmes comme celles qu’il peut y avoir au Maroc , c’est-à-dire, du vent, du sable, une chaleur de presque 45 degrés en plein soleil, voir plus Donc de pouvoir avoir des accords avec ces pays-là et pouvoir bénéficier de leur contexte et tester d’autres choses Et puis apprendre de ce qu’eux font Et puis nous essayer, éventuellement, de leur apporter de choses En faite c’est une vision vraiment enrichie de tous les enjeux qu’on peut avoir Notamment, des enjeux communs que sont les changements climatiques, le développent durable, les énergies nouvelles et renouvelables Et puis mettre en commun des réseaux d’infrastructure Ce n’est pas parce qu’il y a des frontières qu’on est obligé de s’arrêter, en faite On peut aller plus loin C’est un des endroits où on a l’occasion d’échanger avec, je dirais, des personnes qui sont dans les différentes parties prenantes, c’est-à-dire, gouvernement, secteur privé, consultant, etc Et c’est une occasion de se mettre à jour, très rapidement, sur les débats qui vont ensuite se développer en matière de technologies d’information C’est un événement international qui permet à des experts de se rencontrer Du monde entier Mais aussi des partenaires qu’on connait déjà et qu’on ne voit pas très souvent et qu’on aime bien rencontrer pour pouvoir discuter d’éléments stratégiques clés Et, en ce moment, l’Europe essaye de trouver des arguments face à la pression américaine, pour trouver une voie de conciliation C’est ici qu’on parle d’innovation et de future dans l’utilisation des technologies, surtout Internet Et c’est très utile parce qu’il y a des acteurs qui viennent de tout le monde Et qui apportent des expériences très différentes Et qui l’une après l’autre apporte vraiment une grande valeur ajoutée au travail que je fais Je représente des villes, des villes européennes

Qui sont dans une association qui s’appelle: «Major Cities of Europe» Et qui sont très dédiées, justement, à l’innovation Et donc, ici, c’est une approche différente C’est de voir comment les industries, surtout, s’intéressent à ce développement Et qu’est-ce qu’il va arriver dans le future, très bientôt Ce que je fais au Global Forum ? C’est de manière spécifique, deux choses La première, je dois participer à une session sur les infrastructures C’est-à-dire, voir un petit peu quel est le défi pour l’Europe, de mettre à jour les infrastructures du moment Donc chacun se rend bien compte qu’elles sont non seulement un ensemble de tuyaux qui permettent à différentes sortes de données, y compris des données numériques, de passer Mais qui sont aussi, du point de vue de la compétitivité, de la croissance, et bien sur, de l’emploi, une condition sine qua non de succès et de survie La deuxième raison, ce sera un peu plus tard, est une session sur la sécurité dans les chaines d’approvisionnement C’est un débat qui est très pris en compte, en ce moment, en Europe Mais aussi dans le monde On sait très bien que les marchandises et les services transitent de plus en plus vite par différents modes de transport Et que, donc, il y a un problème de sécurisation du transport C’est extrêmement complexe Il y a des législations qui ne sont pas les mêmes à travers le monde et donc il faut essayer de les harmoniser autant que possible Alors, cela étant, et bien, ce n’est pas une première pour moi d’être au Global Forum J’aime beaucoup venir ici Sur les, à peu près, 23 ou 24 épisodes qu’il y a eu de cet événement, j’ai dû participer à, au moins, une douzaine Et la raison est, peut être, que le Forum s’intitule Global La surprise c’est qu’il l’est vraiment C’est-à-dire, qu’il y a des gens qui viennent de tous les continents ou presque C’est quand même assez rare Et j’aime beaucoup ça, parce que finalement il y a des sujets que l’on nous livre Auquel il faut que nous nous adaptions Mais ces sujets peuvent donner prétexte à différentes interprétations en fonction du lieu d’où l’on vient, en fonction de la vision que l’on a, en fonction du background que l’on a Et selon que l’on est Européen, Américain, Africain où autres, on a évidement un autre regard sur tout les problèmes dont nous parlons ici Il n’y a pas qu’une seule voie pour devenir Project Manager C’est ça qui est aussi intéressant sur les projets européens C’est que, voilà, la diversité des profiles pour venir travailler sur des projets européens Moi, j’ai fait toutes mes études à Sciences Po Lille Donc c’est un institut d’études politiques notamment spécialisé sur des questions européennes Puisque Lille, vous le savez, est à la frontière de la Belgique Quasiment J’ai passé quelques weekends en Belgique aussi Et.. j’ai fait mes études à Sciences Po, ensuite j’ai refait une formation à l’école des ponts et des chaussées, un MBA sur les Smart Cities et je suis devenue consultante Entretemps, j’ai travaillé en collectivité territoriale sur le cadre de vie dans une association pour faire des économies d’énergie et travailler sur l’ecomobilité Et ma dernière expérience c’était au Parlement Français, Assistante Parlementaire Vous voyez, j’ai testé plusieurs professions et je me suis dit que consultante c’était idéale parce que ça me permettait de travailler sur des missions assez diverses et de rencontrer énormément de partenaires et pouvoir découvrir des sujets, qui sont toujours plus intéressants Sur la partie consulting, je suis consultante chez Items International Et ça me permet à la fois de m’informer sur les sujets de prospective concernant le numérique, l’Internet des objets, la transition numérique, le « Big Data », la cybersécurité Et de rencontrer des partenaires de partout dans le monde qui travaillent sur ces sujets à tous les niveaux À la fois en politique, dans le secteur privé, ou même des chercheurs, des organisations internationales Le Global Forum apporte à ITEMS un réseau de relation absolument inestimable partout dans le monde Beaucoup en Amérique du Nord Évidement en Europe Et j’aurais pu commencer par là Mais également en Asie, au Japon, en Afrique du Nord, enfin bref, un peu partout Je suis au Global Forum pour la deuxième fois

La dernière fois on était à Oulu en Finlande Mais je suis contente de voir Eindhoven et le Pays-Bas Je n’ai jamais été à Eindhoven Mais je me suis rendu plusieurs fois en Europe auparavant Et le Global Forum est particulièrement excitant parce que j’ai l’opportunité de rencontrer plusieurs leaders de partout en Europe C’est très intéressant pour moi parce qu’ils différent des leaders américains en plusieurs niveaux Il y de petites choses en Europe qui font qu’elle soit distincte C’est très intéressant de voir la façon dont on mène les affaires ici et comme la technologie est en train de se développer Globalement, c’est très excitant d’être là au Global Forum Il y 25 ans, l’Europe commençait … les États-Unis déréglementaient les télécoms Et les États-Unis pensaient que l’Europe ne faisait rien Comme je travaillais, j’étais conseillère auprès de la Commission Européenne, j’ai proposé qu’on fasse un forum avec les américains pour leur montrer qu’on avançait Mais qu’on ne pouvait pas aller aussi vite parce que nous, on avait les télécoms qui étaient avec les postes Qu’il fallait déjà couper nos télécoms des postes Et que les postes en plus, ils avaient l’argent Puisque c’était En gros, nos caisses d’épargne Donc c’était la vache à lait de l’économie de tous les pays européens Donc, j’ai proposé qu’on fasse un échange avec les américains, au plus haut niveau Et qu’on discute avec les réglementaires et quelques entreprises pour leur montrer qu’on n’était pas contre ouvrir mais qu’on allait ouvrir à notre rythme Ça a marché Et en suite les japonais nous ont demandé de faire la même chose On a fait la même chose avec les japonais Et quand on a terminé Au bout de 5 ans Dès que ça a commencé, que la mayonnaise commençait à prendre, moi j’ai dit : « qu’on arrête le forum ». Et ce sont les entreprises et la Commission Européenne qui m’ont dit : maintenant il faut continuer Donc j’ai continué, d’année en année, en étant nomade, en changeant de pays chaque fois, parce que pensais que c’était important qu’on voit d’autres cultures, que le réseau s’étende Et effectivement, maintenant on arrive entre 35 et 40 pays à chaque forum Et l’idée du forum, c’est de voir l’ensemble… elle a évoluée Au début c’était les télécoms Après c’était la convergence Et maintenant, c’est la digitalisation Donc au fur et à mesure ou ça évolue, ce qu’on veut, quand même, c’est que ça soit le puzzle, le « Big Picture », de l’ensemble de la digitalisation C’est pour ça qu’il n’y a pas une session que sur les infrastructures, ou une session que sur la sécurité, ou sur la santé, etc., mas sur toutes les grandes problématiques, et horizontales, et transversales, de la digitalisation C’est-à-dire, infrastructure, sécurité, réglementation Mais aussi après les applications, « Big Data », qui est aussi transversal Mais aussi Healthcare Et puis également on a rajouté les communautés Parce qu’il y a de plus en plus des communautés grâce à la digitalisation Donc on a rajouté les communautés Voilà comment est né le Global Forum ! Voilà comme on continue le Global Forum ! On l’a la fait déjà dans plusieurs continents On l’a fait aux États-Unis On l’a fait en Europe, dans beaucoup de pays différents On l’a fait en Asie et au Japon Et puis, on regarde chaque année où on peut aller Par rapport à l’actualité Par rapport aux gens, à l’intérêt que portent les gens sur un sujet particulier Et la destination où on va étant particulièrement intéressante par rapport aux sujets que nous voulons aborder Le Davos de l’IT: Parceque c’est peut-être un lieu, dans lequel des gens venant de pays différents, ayant des cultures différentes peuvent échanger leur expériences dans tous les domaines, qui touchent les aspects économiques, hors que nous, ce que nous souhaitions c’est de faire que ces gens échangent dans le domaine qui est la digitalisation Et c’est un lieu où, finalement, les échanges, comme vous avez peut-être pu voir ce matin se font facilement et amicalement et il n’y a pas d’arrière pensé dans ces échanges Et ce qui fait que si on reprend toutes les proceedings qui sont leurs comptes rendus annuelles et quand on voit l’évolution de chacune des sessions du forum, il y a une

évolution dans l’échange et c’est assez amusant que cette évolution est le reflet même de ce qui se passe dans les pays, et dans les différents pays Ce qui fait qu’il y a un feedback entre ce qui se propose au Forum et ce qui realise par la suite et à différentes reprises de différents responsables d’entreprises nous ont textuellement dit : « chez-vous on peut tout dire, et on sait qu’on ne va pas être dérangé pour le dire ». Pour vous dire qu’il y a quelques années on se trouvait en Grèce et on était à la veille du Global Forum, le responsable du gouvernement européen qui était supposé nous aider et de mettre à notre disposition le siège de la conférence, pour faire la conférence, n’avait pas bloqué Et on a dû, presque à 11 heures du soir courir et rencontrer le responsable du lieu pour qu’il puisse ouvrir les portes le lendemain pour pouvoir accueillir la conférence. On était très ennuyé ce jour la Et c’est vrai que beaucoup était très ennuyeux pour se demander ce qui nous était arrivé